Vous pouvez consulter les annales des années précédentes (commentaire et dissertation) sur le site Magister. Rappel : les nouveaux programmes s'appliquent à l'E.A.F. depuis 2020.

Vous trouverez ci-dessous les sujets de dissertation tombés depuis 2020 ainsi que bien d'autres. Pensez bien que ces sujets peuvent vous aider non seulement à vous entraîner à la construction de plan, mais aussi à appréhender les œuvres et à en approfondir votre compréhension. Certaines citations peuvent même être apprises !

Si le sujet ne fait aucune référence (apparente ou non) au parcours associé, songer au parcours associé pourra peut-être vous aider à le traiter mais - inversement - ne plaquez jamais le parcours associé sur le sujet : vous risqueriez d'oublier ce dernier, qui doit être votre seule préoccupation pendant les quatre heures de composition et doit guider le plus rigoureusement possible chacune de vos parties.

Comme vous le constaterez, tous les sujets ne portent pas sur l'œuvre au programme.

Sujets sur la poésie : Les Cahiers de Douai (1870)

Parcours associé : « Émancipations créatrices »

Pour aborder ces sujets, une connaissance sans faille de la liste des vingt-deux poèmes est évidemment une grande force.

  • [2024] On a dit de Rimbaud qu'il était un des « grands aventuriers du rêve ». Cette affirmation éclaire-t-elle votre lecture des Cahiers de Douai ?
  • [2024] Un critique écrit à propos d’Arthur Rimbaud : « Son désir ? Tout réinventer, tout vivre, tout redire. Tout abattre d’abord. » Dans quelle mesure cette citation éclaire-t-elle votre lecture du Cahier de Douai ?
  • [2024 Métropole] Dans le poème « Sensation », Arthur Rimbaud écrit : « j’irai loin, bien loin ». Selon vous, le Cahier de Douai répond-il à ce projet ?
  • En quoi peut-on dire que la création poétique est un acte d’émancipation dans les Cahiers ?
  • En quoi l’aspiration à la liberté est-elle source de créativité dans les Cahiers de Douai ?
  • « Ah ! Insensé, qui crois que je ne suis pas toi ! » s’écrie Victor Hugo dans la préface des Contemplations (1856). Dans quelle mesure la personnalité et l’expérience personnelle des poète peuvent-elles concerner le lecteur ?
  • Les Cahiers de Douai représentent-ils une révolution poétique ?
  • Sylvain Tesson a écrit : « Rimbaud est un barbare. Son but : détruire l’ordre classique et, sur les ruines du temple, bâtir du nouveau ». Vous commenterez et discuterez cette affirmation à la lumière de votre lecture des Cahiers de Douai.
  • « Que voulez-vous, je m’entête affreusement à adorer la liberté libre [...] » écrit Arthur Rimbaud à son professeur. En quoi cette citation éclaire-t-elle votre lecture de l’œuvre ?
  • Comment s’exprime l’aspiration à la liberté dans les premiers poèmes de Rimbaud ?
  • En quoi peut-on dire que la poésie est une célébration de la liberté ?
  • Peut-on voir dans les premiers poèmes d’Arthur Rimbaud des exercices de style ?
  • Dans la préface (1930) à Une Saison en enfer, Aragon écrit : « Ici, pour la première fois, il est rompu avec le machinal du langage ». Votre connaissance des Cahiers de Douai vous permet-elle de confirmer cette affirmation ?
  • « La poésie, c’est le chant intérieur ». En quoi les Cahiers de Douai illustrent-ils cette affirmation du poète Alphonse de Lamartine ?
  • Peut-on dire que l’ensemble des poèmes du Cahier de Douai est l’unique expression de la révolte d’un adolescent face à la société de son temps ?
  • L’héritage de la tradition est-il un frein ou un tremplin de la création poétique ?
  • Baudelaire a dit que la modernité en poésie transformait le quotidien en sujet digne d’attention. Cette conception vous semble-t-elle s’appliquer aux Cahiers de Douai ?
  • « J’ai plus de souvenirs que si j’avais mille ans », écrit Baudelaire dans les Fleurs du Mal. À moins de dix-sept ans, le Rimbaud des Cahiers de Douai, lui aussi, a peut-être lui aussi plus de souvenirs que s’il avait mille ans. Qu’en pensez-vous ?
  • Rimbaud, dans une lettre à Georges Izambard, son professeur de français, dit de ses poèmes que « C’est de la fantaisie, toujours ». Qu’en pensez-vous ?
  • Dans quelle mesure les Cahiers de Douai constituent-ils une provocation ?
  • En 1871, Rimbaud interroge son ancien professeur au sujet d’un poème qu’il lui envoie : « Je vous donne ceci : est-ce de la satire comme vous diriez ? Est-ce de la poésie ? C’est de la fantaisie, toujours. » Dans quelle mesure ce questionnement vous semble-t-il pertinent pour aborder les Cahiers de Douai ?
  • « Il faut être absolument moderne » affirme Arthur Rimbaud en 1873 dans Une Saison en enfer. Cette injonction se vérifie-t-elle déjà dans l’écriture des Cahiers de Douai ?
  • Selon Rimbaud dans la lettre du Voyant (1871), le poète doit devenir « entre tous le grand malade, le grand criminel, le grand maudit, - et le suprême Savant ! - Car il arrive à l'inconnu ! » : ses premiers écrits le démontrent-ils ?

Sujets sur le théâtre : Le Menteur (1643)

Parcours associé : « Mensonge et comédie »
  • Pourquoi les personnages mentent-ils dans Le Menteur de Corneille ?
  • Dans Le Menteur, le mensonge est-il un moyen de dire la vérité ?
  • Montrez comment deux ennemis de la vérité, le mensonge et l’erreur, se soutiennent dans Le Menteur.
  • Étudiez les obstacles au mensonge dans Le Menteur.
  • « C’est bien aimer la fourbe, et l’avoir bien en main / Que de prendre plaisir à fourber sans dessein » : cette affirmation d’Isabelle vous semble-t-elle bien s’appliquer au Menteur de Corneille ?
  • Les mensonges sont-ils tous les mêmes dans Le Menteur ?
  • Dans un monologue, l’écrivain et dramaturge Jean Cocteau (1889-1963) fait dire à un personnage de menteur : « Je suis un mensonge qui dit toujours la vérité. » Cette affirmation pourrait-elle, selon vous, être la définition de la comédie ?
  • A propos du Menteur de Corneille, qu’il apprécie beaucoup, Stendhal écrit en 1803 : « L’intrigue n’est rien. Rien n’attache que le plaisir de voir mentir Dorante » (Pensées). En quoi votre lecture de l’œuvre confirme-t-elle ce jugement de Stendhal ?
  • Dans un monologue intitulé Le Menteur, le dramaturge Jean Cocteau (1889-1963) écrit : « Le mensonge, c’est magnifique […] imaginer un monde irréel et y faire croire ‒ mentir ! » Le Menteur de Corneille donne-t-il raison, selon vous, à ce jugement ?
  • Le mensonge, dans Le Menteur, est-il un art d’abuser les autres ou une façon de s’abuser soi-même ?
  • En quoi, dans Le Menteur de Corneille, le mensonge relève-t-il de l’invention comique ?
  • Dans Le Menteur de Corneille, le critique Julien-Louis Geoffroy (1743-1814) constate que le mensonge n’est pas le fait d’un valet : « Ce n’est précisément pas pour tromper que Dorante ment, c’est pour s’amuser ». En quoi cet avis vous paraît-il pertinent ? Quelles en sont les limites ?
  • Dans une lettre à un de ses amis, Voltaire affirmait en 1736 : « Il faut mentir comme un diable, non pas timidement, non pas pour un temps, mais hardiment et toujours. » Selon vous, Corneille illustre-t-il cette affirmation dans sa pièce Le Menteur ?
  • Dans Le Menteur de Corneille, Cliton déclare : « Les menteurs les plus grands disent vrai quelquefois ». Peut-on lui donner raison dans la pièce ?
  • Dans Le Menteur de Corneille, le mensonge n’est-il qu’un ressort comique ? 
  • « Tout le secret ne gît qu’en un peu de grimace » : cette prétention de Dorante, s’agissant de l’art du mensonge, vous semble-t-elle bien s’appliquer au Menteur de Corneille ?

Sujets sur le roman : La Peau de chagrin (1831)

Parcours associé : « Les romans de l’énergie : création et destruction »
  • [2023 Métropole] Peut-on lire La Peau de chagrin comme le tableau d’un monde exténué ?
  • [2023] Pierre-Georges Castex écrit dans Nouvelles et Contes de Balzac : « Le plaisir, comme le génie créateur, est un terrible consommateur d’énergie ». Dans quelle mesure cette citation éclaire-t-elle votre lecture de La Peau de chagrin de Balzac ?
  • [2023] Dans la seconde partie du roman, le personnage Raphaël de Valentin dit : « J’allais risquer de mourir pour vivre. » Selon vous, le roman nous invite-t-il à économiser notre énergie vitale ?
  • [2023] « Raphaël avait pu tout faire, il n’avait rien fait ». Cette formule, qui se trouve à la fin de La Peau de chagrin, éclaire-t-elle votre lecture de ce roman de Balzac ?
  • [2024] Tout est-il voué à la disparition dans La Peau de chagrin ?
  • [2025] Selon, dans La Peau de chagrin, peut-on dire que Raphaël n'est pas responsable de son destin ?
  • Jonathas dit à son ancien professeur de collège, en se trompant de mot, que Raphaël mène « une vie inconciliable ». En quoi peut-on néanmoins dire que le vieux domestique a raison ?
  • Peut-on voir dans La Peau de chagrin, comme Philarète Chasles, le règne, le triomphe et la fureur d’un égoïsme qui « ronge le cœur et dévore les entrailles de la société » ?
  • La Peau de chagrin est-il un roman sans amour ?
  • Dans La Peau de chagrin, le héros est-il condamné à l’impuissance ?
  • Quelles formes prend la destruction dans La Peau de chagrin ?
  • « Il y a encore des gens qui s’obstinent à voir un roman dans La Peau de chagrin » a écrit Balzac quelques années plus tard. Comment expliquer ce jugement de l’auteur ?
    Quels sont les visages de la tentation dans La Peau de chagrin ?
  • Selon Arlette Michel, « Dans toute sa création Balzac est véritablement hanté par l'impasse du dualisme qui paralyse la pensée par l'impossible dialogue du matérialisme et du spiritualisme. ». Cette réflexion peut-elle s’appliquer à La Peau de chagrin ?
  •  Montrez comme La Peau de chagrin offre le spectacle d’une société malade.
  • Balzac a décrit la génération d’écrivains à laquelle il appartient comme « l’école du désenchantement ». La Peau de chagrin est-il un roman désenchanté ?
  • Pensez-vous, comme Balzac dans sa Préface de La Peau de chagrin, que l’art littéraire a pour objet de « reproduire la nature par la pensée » ?
  • Pensez-vous, comme Balzac dans sa Préface de La Peau de chagrin, que l’écrivain « est obligé d’avoir en lui je ne sais quel miroir concentrique où, suivant sa fantaisie, l’univers vient se réfléchir » ?
  • A propos de La Peau de chagrin, pensez-vous, comme Pierre Barbéris, que ce n’est pas dépenser l’énergie qui tue mais la « dépenser en vain » ?
  • Pour Jacques Martineau, « ce qui, de manière générale, use chez Balzac, c’est l’excès, toute forme d’excès ». Cette réflexion s’applique-t-elle à La Peau de chagrin ?
  • Dans Julie ou la Nouvelle Héloïse, Rousseau écrit : « Malheur à qui n’a plus rien à désirer ! Il perd pour ainsi dire tout ce qu’il possède. On jouit moins de ce qu’on obtient que de ce qu’on espère et l’on est heureux qu’avant d’être heureux. » Balzac illustre-t-il cette conception de la vie dans La Peau de chagrin ?
  • La Peau de chagrin est-il une sorte de vanité littéraire ?
  • Dans le roman de Balzac, de quoi la Peau de chagrin est-elle le symbole ?
  • Peut-on voir dans La Peau de chagrin une réécriture du mythe de Faust ?
  • Quel est le rôle de l’argent dans La Peau de chagrin ?
  • Balzac présentait ainsi son roman en 1831 : « Notre société cadavéreuse y est fouetté et marquée en grandes pompes sur un échafaud, au milieu d’un orchestre tout rossinien. » Montrez comment cette présentation s’applique à La Peau de chagrin.
  • De l’amour de Raphaël pour Fœdora puis pour Pauline, peut-on voir un parcours « du faux vers le vrai, sa trajectoire serait une trajectoire de rédemption, de purification », comme interroge Jacques Martineau ?
  • Dans La Peau de chagrin, l’amour joue-t-il un rôle positif ?
  • Selon cette formule que l’écrivain Georges Simenon s’amusait à attribuer à Balzac, un personnage de roman, « c’est n’importe qui dans la rue, mais qui va au bout de lui-même ». Diriez-vous que cette citation s’applique à La Peau de chagrin de Balzac ?
  • Montrez comment, dans La Peau de chagrin, l’énergie qui anime Raphaël est l’expression d’une fatalité autant que de son libre-arbitre.