C'est la dernière étape de votre travail. Votre introduction et conclusion sont déjà rédigées au brouillon et n'ont plus qu'à être recopiées et il vous reste en principe entre une heure et une heure et demi.

Surveillez le temps pour ne pas être pris de court.

L’organisation du développement

L’examinateur doit évidemment retrouver les parties annoncées par le plan, et dans chaque partie un développement correspondant à ce qui est annoncé.

Évidemment titres et sous-titres sont à proscrire dans le développement puisqu'il s'agit d'un exercice entièrement rédigé. A éviter cependant les annonces trop lourdes et trop scolaires (« Dans cette première partie », « Pour terminer cette seconde partie »). Utilisez simplement des connecteurs chronologiques (d'abord, dans un premier temps, de prime abord ; en guise de conclusion, pour conclure, somme toute etc.).

N’oubliez jamais que le commentaire doit être "organisé" avec des parties : dans chaque partie, autant que possible, vous considérerez le texte dans son ensemble. Un commentaire qui suit le mouvement du texte est au contraire linéaire et expose au danger de la paraphrase : le commentaire linéaire peut néanmoins convenir pour certains textes particuliers.

Il faut absolument éviter les parties (et même les sous-parties) formelles du type « I. Le rythme » ou « II. Les procédés » ou « III. Les figures de style » ou « III. La description ». A éviter en général les plans consacrant une partie à chaque personnage d'un récit, ou les parties vagues. Exemple de plan artificiel à éviter : I. Les lieux II. Les personnages III. La réaction des personnages.

Sautez des lignes entre les parties, comme entre l’introduction, le développement et la conclusion. Revenez simplement à la ligne à chaque sous-partie. N’oubliez pas les alinéas au début de chaque paragraphe. Une phrase de transition au début de chaque partie permet à l’examinateur de suivre la logique de votre pensée.

Pour indiquer au correcteur la direction que vous suivez, allez, dans chaque sous-partie, du général au particulier, en finissant par les citations. Exemple : « Dans ce sonnet, la nature semble comme animée d'une vie propre. En témoignent les nombreuses personnifications, avec notamment l'emploi de verbes d'action comme "La vie/ brave de la mort". »

Le danger du remplissage

Les élèves sont souvent convaincus qu'un bon commentaire est nécessairement très long, d'où la tentation du remplissage. Le remplissage, plaie du commentaire, peut prendre de nombreuses formes, parfois superposées :

  • La dilution du propos : des phrases très longues pour dire des choses très simples
  • La répétition de mêmes éléments dans le développement
  • Les citations trop longues ou trop nombreuses. Ne citez pas, ne commentez pas le paratexte (les éléments scolaires qui entourent le texte à commenter : chapô introducteur etc.).
  • La paraphrase : elle consiste en une reformulation littérale du texte, plus ou moins à l'identique. Les professeurs, à l'occasion de leurs explications de textes, paraphrasent volontairement les textes pour s'assurer de leur compréhension littérale par les élèves. Mais dans un commentaire, on suppose que le correcteur comprend le texte littéralement et qu'il n'a pas besoin de sa paraphrase, d'autant que la paraphrase est souvent la reformulation maladroite d'un style maîtrisé. Symptôme habituel de la paraphrase, l'expression « L'auteur dit que... ».

A proscrire également, la pseudo-analyse : un développement prenant toutes les apparences d'une étude, avec des mots techniques, des liens logiques mais en réalité un propos décousu, confus, parfois contradictoire et souvent dépourvu de sens.